Dictée 41

Et, lentement, de ses yeux voilés de larmes, elle faisait le tour de la misérable chambre garnie, meublée d’une commode de noyer dont un tiroir manquait, de trois chaises de paille et d’une petite table graisseuse, sur laquelle traînait un pot à eau ébréché. On avait ajouté, pour les enfants, un lit de fer qui barrait la commode et emplissait les deux tiers de la pièce. 

Émile Zola, L’Assommoir

N.B. 1 : L’Assommoir, paru en feuilleton en 1876, puis en volume en 1877, est le septième volume des Rougon-Macquart. Créant le scandale lors de sa parution, le roman se consacre entièrement au monde ouvrier.

N.B. 2 : dans cette fin du XIXe siècle, on appelait « chambre garnie », une chambre que l’on louait meublée. Et la « commode de noyer » est une commode en bois de noyer, un bois foncé.

N.B. 3 : attention au sujet inversé : « un pot à eau ébréché » (c’est-à-dire cassé).