Tout historien, dès lors qu’il s’intéresse en particulier à l’iconographie, donc au détail iconique, travaille avec le détail. Pourtant, je crois que la pratique habituelle de l’histoire de l’art consiste à éteindre le détail. L’historien est un peu comme le pompier du détail. Un détail est choquant, il faut l’éteindre, venir l’expliquer pour que tout soit à nouveau lisse.
D. Arasse, Pour une histoire rapprochée de la peinture
N.B. 1 : le déterminant « tout » devant un nom commun s’accorde avec celui-ci et signifie « n’importe lequel » (pluriel : tous historiens)
N.B. 2 : l’iconographie est l’étude des images, des représentations visuelles.
N.B. 3 : si vous avez écrit au pluriel « aux détails iconiques » ce n’est pas une faute. Le texte est ici ambigu.